{"id":537,"date":"2023-04-08T20:28:48","date_gmt":"2023-04-08T20:28:48","guid":{"rendered":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/?p=537"},"modified":"2023-04-08T20:28:48","modified_gmt":"2023-04-08T20:28:48","slug":"le-matin-a-paris-rentrer-pour-la-fac-le-soir-a-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/?p=537","title":{"rendered":"Le matin \u00e0 Paris, rentrer pour la fac, le soir \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>Je l\u00e8ve mon parapluie pour laisser passer les passants, je me cache moi-m\u00eame sous ceux des autres, j&#8217;y disparais, un parapluie noir d&#8217;un de ces hommes qui d\u00e9corent les rues de Paris. Ils se ressemblent tous, les femmes, elles aussi. Les gens de Paris. Ceux qui attirent mon attention sont l&#8217;homme qui dessine les grilles des portes, la fille qui fait un croquis d&#8217;une statue, les gens qui archivent, observent et surtout ceux qui lisent. Je me sens extr\u00eamement \u00e0 l&#8217;aise et mal \u00e0 l&#8217;aise dans cette ville qui me fait oublier les injustices sociaux, qui m&#8217;a fait oublier la guerre, la crise climatique et les craintes de ma propre vie. Je d\u00e9teste cette ville pour cela. Mon stup\u00e9fiant, ma drogue. Je me laisse ainsi flotter dans mes pens\u00e9es, tranquillement, passivement. Des gouttes de pluie tombent sur mon nez, je l\u00e8ve les yeux et n&#8217;y vois rien qu&#8217;un nuage gris uniforme. Sous mes pieds, la terre vibre, s&#8217;avive, le m\u00e9tro s&#8217;enfonce dans la fourmili\u00e8re que cache la ville. Une centaine de vies sous mes pieds et je ne connais ni leur noms, ni leur histoire. Un charnier. Les derni\u00e8res feuilles tombent, forment un tapis bariol\u00e9 au sol avant de disparaitre dans la boue. Cette ville me presse et force. La fatigue n&#8217;y existe pas.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je l\u00e8ve mon parapluie pour laisser passer les passants, je me cache moi-m\u00eame sous ceux des autres, j&#8217;y disparais, un parapluie noir d&#8217;un de ces hommes qui d\u00e9corent les rues de Paris. Ils se ressemblent tous, les femmes, elles aussi. Les gens de Paris. Ceux qui attirent mon attention sont l&#8217;homme qui dessine les grilles [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[13,16,18],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/537"}],"collection":[{"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=537"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/537\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":538,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/537\/revisions\/538"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/letrangerediefremde.de\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}